Un Billet AR #3 – VIVRE A MONTREAL – Les Livres

Salut à tous, aujourd’hui j’avais envie de vous parler de livres et de librairie. La lecture, c’est une passion j’adore lire et j’avais envie de vous partager mon expérience ici à Montréal


LA LECTURE EST DEVENUE UN LUXE

Nous avons confronté à une chose à laquelle nous ne nous attendions pas quand nous sommes arrivés au Canada, c’est le prix des livres. Lorsque nous avons été magasiner la première fois pour trouver un bouquin à lire avec mon chéri, quelle n’a pas été notre surprise devant les tarifs affichés, nous avons halluciné. Quand nous avions l’habitude de payer en France 6-7€ un livre de poche, ici il coute au minium 14$CAD hors taxes, il faut rajouter à cela les 15% de taxes (TPS + TVQ) ce qui te revient au total à un livre de poche à 16$CAD soit 11€. C’est quasi le double de ce que l’on paie en France. Pour la petite anecdote en cherchant au milieu des rayonnages, j’ai remarqué que l’un des livres avait une très belle pastille rouge, bien chatoyante qui te pique aux yeux, avec le prix en euro indiqué : 6,10€. Nous qui aimions beaucoup lire, ça nous a refroidi et j’ai dû réfréner mes envies !

Moi qui peut être une lectrice compulsive, je me suis retrouvé seule sans compagnon de lecture, tristesse !… Enfin pas tout à fait car j’avais un livre à la maison « Le Vicomte de Bragelonne » d’Alexandre Dumas, est-ce que quelqu’un dans l’assemblée aurait par hasard lu ce roman ? Et bien ce que je peux déjà vous dire c’est que c’est un pavé ! Et quand je dis « pavé », je n’exagère pas mes mots. J’ai acheté l’œuvre complète et il fait au total 1700 pages, c’est littéralement une brique ! (Note à moi-même : je n’achète plus d’œuvre complète si celle-ci fait plus de 700 pages). Je crois que le pire dans l’histoire c’est que j’ai ramené cette brique dans ma valise en arrivant à Montréal, on peut dire que je ne sais pas voyager léger. Mais face à Alexandre Dumas, je n’ai pas résisté, c’est l’un de mes auteurs favoris, je dirais même plus, celui qui se trouve en pole position ; et après avoir lu « Les Trois Mousquetaires », j’ai voulu continuer dans ma lancée et lire la suite. Malgré toute la volonté du monde, face à cette montagne je n’ai pas encore eu le courage de me mettre dedans et je l’ai momentanément laissé de côté.

Aparté faite sur Alexandre Dumas et « le Vicomte de Bragelonne », je voulais partager avec vous une adresse coup de cœur qui m’a donné l’envie d’écrire cet article et de parler bouquin avec vous.


LIBRAIRIES COUP DE CŒUR

Le Port de Tête – Montréal

Et cette adresse c’est la librairie Le Port de tête. Nous avons découvert cette petite boutique en nous baladant le long de l’avenue Mont-Royal. Les librairies et nous, c’est une histoire d’amour on adore rentrer chez un libraire et ressortir avec un livre en poche, je préfère ça au shopping !

Le Port de tête se répartie sur deux adresses situées l’une en face de l’autre et vend des livres d’occasion, les prix varient selon l’état et les dates d’impression, mais il propose également quelques ouvrages neufs notamment pour les sorties littéraires récents. Ce n’est pas l’une de ces adresses poussiéreuses où tu trouves de vieux bouquins qui sentent le moisi et où dès que tu rentres dans la boutique ça te déclenche une crise allergique…non…non…le Port de tête c’est un petit cocoon pour les lecteurs et lectrices. C’est un endroit chaleureux où on s’y sent bien ; je pourrai rester des heures à inspecter les rayonnages à la recherche de la perle rare.

Nous nous sommes attardés côté littérature et oh surprise nous ne sommes pas partis les mains vides. Mon butin, trois livres de poche :

  •  « Alice aux pays des merveilles. De l’autre côté du Miroir » de Lewis Carroll. On connait, je pense, tous l’histoire grâce à Disney mais je n’avais encore jamais lu le livre, ça sera donc l’occasion. Je l’ai acheté 5$.
  • Et deux romans de David Foenkinos « Les Souvenirs » et « Le potentiel érotique de ma femme » pour 8$ et 7$. David Foenkinos, c’est un auteur que j’adore et que je ne connais que depuis peu et j’avais envie de continuer à lire ces ouvrages.  

J’en ai eu au total pour 21$ avec les taxes. Si j’avais été au Renaud Bray, ça serait l’équivalent de la FNAC, je serai ressorti avec un voire un livre de poche et demi. Le seconde-main c’est une très bonne alternative surtout pour les livres, car tu sais pertinemment qu’en achetant un ouvrage neuf, tu vas quoi le lire une voire deux fois dans ta vie. La vente d’ouvrages d’occasion permet aux livres de vivre une seconde jeunesse, ils ne vont pas moisi sur les étagères d’une bibliothèque. Et chez Le Port de tête, les livres sont en excellent état et très propres, et les libraires sont accueillants et de très bons conseils. La boutique n’est pas grande mais personnellement cela me convient mieux car quand je me trouve devant des milliers voire des millions d’œuvres devant moi, il m’est difficile de faire un choix. Je pense d’ailleurs que c’est pour cela que j’aime la littérature classique. J’oriente mes choix sur des auteurs et des œuvres connus de tous, mais que finalement peu ont véritablement lu.

Adresse : 262 et 269, avenue du Mont-Royal Est à Montréal

Site internet : >> Le Port de tête <<


PASSION LIVRES

Je sais qu’on peut me critiquer sur le fait que je lis encore des livres papier. Mais qu’est-ce que vous voulez j’aime beaucoup trop les livres ! Tout d’abord ils me séduisent avec leurs jolies couvertures et par leurs odeurs. Qu’est-ce-ce que ça sent bon un livre vous ne trouvez pas ? L’odeur d’un livre c’est plein de souvenirs qui reviennent en mémoire. Je crois d’ailleurs pouvoir me rappeler du moment où j’ai acheté chacun de mes livres. Un livre, ça vous marque ! J’aime le toucher et sentir le grain de papier sous mes doigts. J’aime l’emmener avec moi partout où je vais. Je les maltraite un peu à le manipuler dans tous les sens ou à essayer de le faire rentrer dans mon sac à mains, mais qu’est-ce que j’aime les livres ! La lecture c’est pour moi une expérience sensorielle et avec la liseuse par exemple j’aurai peur de perdre cette intimité que j’ai avec l’auteur et son histoire. Donc pour le moment, je résiste encore à l’appel du digital même si j’ai un chéri tente de me faire passer de l’autre côté de la force. 

Et puis aujourd’hui quand je vois des petits commerçants de quartier comme Le Port en tête et leur travail, je ne peux qu’applaudir et promouvoir leur entreprise même si c’est à mon humble échelle. Aujourd’hui la concurrence est féroce face à des grandes enseignes et aux grands distributeurs qui tentent de se diversifier en développant leur offre culturelle et notamment dans le secteur littéraire.  Il est important de ne pas aller à la facilité. Nos petits commerces de proximité, artisans, commerçants, petits producteurs, et petites entreprises, c’est eux qui font vivre et animent une ville ou un village ; il est important de les soutenir.

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